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Bien connaître les tissus pour mieux choisir: les fibres naturelles

Le choix du tissu est essentiel pour la réussite de notre projet de couture. Evidemment, choisir un tissu ne se limite plus à une question de confort thermique ou de solidité, mais l’étoffe que vous aurez choisie assure également le tombé et la tenue de votre habit. De plus, le progrès technique a permis la création de tissus imprimés avec des motifs et des designs aussi variés que le permettent notre créativité. Cela dit, l’aspect d’un même habit variera en fonction du tissu choisi pour la réaliser.

Dans le présent article, nous partageons avec vous les tissus issus de fibres naturelles. Les matières synthétiques ou les tissus obtenus par une combinaison de différentes matières seront abordés dans un prochain article.

Avant d’entrer dans les détails, il est important de distinguer la matière et le tissage.

Parle-t-on de matière ou de tissage ?

La matière désigne le(s) composant(s) qui compose(nt) le tissu ; par contre, le tissage désigne la manière dont les fils sont arrangés (tissés) pour créer l’armure de l’étoffe. Ainsi, varier le tissage permet de produire des tissus différents à partir d’une même matière pour ressortir l’aspect mat, brillant ou pour donner de la texture au tissu. Le tissage a permis de créer notamment: le satin, crêpe, toile ou chaînes, etc.

Le coton :

Le coton est la matière la plus utilisée dans l’industrie textile en raison de sa résistance et de ses propriétés respirantes. Le tissu en coton est assez facile à travailler ; donc idéal pour commencer en couture. Etant une fibre naturelle, le coton est peu élastique et se froisse facilement, mais une combinaison avec d’autres fibres (naturelles ou artificielles) permet de corriger ses défauts.

Parmi les types de tissus en coton, on peut citer : la cotonnade, le jersey de coton, la popeline ou le denim.

Pour plus de détails sur les types de tissu en coton et leur utilisation, suivez le lien ici.

Le lin :

Comme le coton, le lin est une fibre naturelle d’origine végétale, elle est obtenue à partir des fleurs de la plante du même nom. Utilisé par l’homme depuis des millénaires aux temps de l’Egypte ancien, l’étoffe obtenue à partir du lin est également considérée comme « noble ».

Le tissu en lin est connu pour sa solidité, son confort, sa légèreté et sa fraicheur même en temps chaud. C’est un tissu doux au toucher aérien. En effet, étant une fibre végétale, ce tissu respirant est un véritable régulateur thermique, en plus d’être hypoallergénique. Donc idéal pour les personnes qui ont une peau sensible.

Le tissu en lin est durable et résistant, mais très peu élastique. Il ne peluche pas, mais attention, il a tendance à se rétrécir au premier lavage. Donc, pensez à passer votre tissu à la machine à laver avant de le coudre mais rassurez-vous, le lin a la particularité de sécher très rapidement et s’adoucit au fur et à mesure qu’on lave le tissu.

La couture du lin nécessite une certaine précaution car ce tissu s’effiloche assez facilement en raison du tissage en toile simple. Il a donc besoin d’une attention particulière pour la coupe (sens du droit-fil) et au niveau de la finition.

Le lin est idéal pour vos projets de jupe légère, robe, chemise et pantalon mais aussi tissu d’ameublement.

La laine :

Vous le savez certainement, la laine est une matière naturelle d’origine animale (laine de mouton). Cela procure au lainage des propriétés particulières qui le place parmi les tissus les plus appréciés en raison du confort et de l’élégance qu’ils procurent à nos habits.

C’est le tissu privilégié pour les vêtements chauds, mais un lainage fin se porte aussi aisément en été. En effet, comme le coton et le lin, la laine respire ; et c’est donc un excellent isolant thermique et régulateur de chaleur naturel grâce à son tissage aéré.  

Côté couture, le tissu laine est généralement extensible et ne se froisse pas, mais il existe plusieurs types de tissu laine que vous choisirez selon la nature du projet de couture que vous réaliserez. Ils sont caractérisés par la proportion de laine qui compose le tissu et le poids au m2 du tissu.

Voici quelques exemples de tissu laine :

  • Les tissus en laine de 500g/ml et plus (lire 500 grammes au mètre linéaire) : ce sont le drap de laine, la laine bouillie, le sergé de laine ou le velours de laine. Utilisation : ce tissu est idéal pour la confection de manteaux, cabans mais aussi tissu d’ameublement.
  • Les tissus en laine de 250 à 500g/ml : ce sont les toiles de laine, la gabardine de laine, la flanelle de laine. Utilisation : ce tissu est adapté pour la confection de veste, blousons mais aussi jupes et pantalons droits.
  • Les tissus en laine de 150 à 250g/ml : ce sont les mousselines de laine, crêpe de laine, étamine de laine. Utilisation : ce tissu est parfait pour les vêtements tailleurs comme les vestes légères, costumes ou pantalon et jupes souples et évasées.

Si vous utilisez un tissu lourd composé de laine à 100%, optez pour une doublure car le contact de la peau avec la laine peut provoquer des irritations.

La soie :

Parmi les tissus à base de matière naturelle, la soie est probablement la plus convoitée pour son aspect luxueux et sa solidité. En effet, issue des cocons du ver à soie, la soie est la plus résistante des fibres naturelles. 

De ce fait, le tissu de soie est assez onéreux et requiert une attention particulière tant sur le choix de l’étoffe que la couture du tissu proprement dite.

Voici les principaux types de tissu en soie et leurs utilisations :

  •  La mousseline de soie : c’est un tissu délicat et fin, voire même transparent. Utilisé pour la couture de petits tops ou foulard, ce tissu peut avoir une texture rêche.
  • Le crêpe de chine : c’est un tissu résistant et soyeux à la fois. Il est plutôt granuleux et gaufré mais ne froisse pas. Idéal pour les robes ou les blouses et top légers.
  • Le crêpe georgette : c’est une soie légère, et assez transparente mais garde toujours l’aspect gaufré. Les caractéristiques du crêpe georgette se situeraient entre le crêpe de chine et la mousseline de soie. On utilise ce tissu pour les lingeries fines ou chemisier léger.
  • Le satin de soie : c’est le tissu brillant par excellence. Il est doux et fluide et s’utilise pour la réalisation de robes de mariées ou de chemisiers plutôt glamour.
  • La soie lavée : ce tissu est comme le satin de soie, mais il est mat et se retrouve dans le prêt-à-porter.
  • L’organza de soie : c’est une voile, transparente et à la fois rigide. Idéal pour les jupes volumineuses ou jupons.

On peut également citer le taffetas de soie, la soie sauvage ou aussi le brocart.

Quand le tissu de soie est fin et fluide, elle est délicate et nécessite l’utilisation d’aiguille fine 60 ou 70 maximum (l’aiguille standard) ou encore mieux, Microtex. N’hésitez pas à utiliser un papier à soie.

Pour plus de détails sur la couture de la soie, consultez notre article ici.

Le wax :

Le wax est un tissu dit « Africain » qui est, au fait, du coton ciré (cire = wax en anglais) pour lui donner un aspect fluide et brillant. Historiquement, ce tissu a été utilisé par les Européens depuis plusieurs siècles, mais c’est en Afrique que le wax a connu l’essor qui lui vaut sa popularité internationale actuelle. Le wax se distingue des autres tissus notamment grâce à ses motifs mosaïques aux couleurs vives, mais ses propriétés restent celles du tissu en coton.

Alors, quel tissu choisirez-vous pour votre projet actuel ? Nous vous invitons à partager vos avis sur les tissus à base de fibre naturelle en nous laissant un commentaire.

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Choisir la bonne aiguille pour votre machine à coudre

Vous avez utilisé votre machine à coudre depuis un bon bout de temps déjà, vous avez expérimenté les différents points de couture, mais seulement voilà : vous avez remarqué que certaines coutures sont mal faites ou les points sautaient dans certains cas. C’est peut-être un problème d’aiguille.

Dans cet article, nous verrons les différents types d’aiguilles et lesquels sont adaptés à votre projet de couture. Mais quels sont les signes qui indiquent qu’il faut changer d’aiguille ?

Comment reconnaître que votre aiguille est peut-être émoussée? Ou peut-être pas adaptée?

  • L’aiguille se casse souvent
  • La machine saute des points
  • Le fil du dessus casse 
  • La machine est un peu trop bruyante

Côté couture, une aiguille bien adaptée permet d’avoir de beaux points réguliers sans abîmer le tissu. Vous aurez ainsi des coutures solides qui ne cassent pas facilement.

Avant d’entrer dans les détails, précisons que l’aiguille de la machine à coudre et l’aiguille pour la couture à main sont différentes aussi bien sur l’utilisation que sur la forme. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’article sur les outils indispensables à la couture, ici.

Il existe plusieurs marques d’aiguilles disponibles sur le marché dont la plupart sont standardisées, c’est-à-dire des aiguilles qui peuvent s’utiliser sur différentes marques de machine à coudre. Attention, certaines marques comme SINGER ont des aiguilles spécifiques.

En parlant de marque, il y a les aiguilles sans marque, puis il y a les aiguilles de marques, plus connues pour leur qualité comme : Schmetz, YKK, Organ ou Prym. Dans tous les cas, les aiguilles sont caractérisées par des numéros qui représentent leurs dimensions.

En général, plus les numéros sont élevés, plus l’aiguille est épaisse et lourde pour ainsi s’adapter à des matières épaisses ; les aiguilles numérotées avec de petits numéros sont donc utilisées sur des tissus plus fins. Vous remarquerez également qu’en plus des numéros, les aiguilles sont marquées par le nom du tissu dont ils sont destinés, exemple : Jersey, Stretch, Jean, Denim, Cuir.

Que signifient les numéros sur la boîte des aiguilles ?

Les numéros correspondent au diamètre de l’aiguille au centième de millimètre. Une aiguille universelle de 80 fait donc 80/100mm= 0,8mm de diamètre. Certaines aiguilles comportent 2 numéros, par exemple, 70/10, 80/12, 90/14, 100/16 ; il s’agit tout simplement des unités de mesure Européenne (70) et Américaine (10). La longueur de l’aiguille étant standardisée, seule la mesure du diamètre est requise pour identifier l’aiguille.

Les aiguilles universelles :

C’est l’aiguille standard ; elle est plus ou moins adaptée à toutes les coutures et tous les tissus, mais elle est déconseillée pour les tissus élastiques ou extensibles. Elles sont généralement numérotées de 60 à 100, mais l’aiguille universelle par défaut porte le numéro 80. Cette aiguille est souvent livrée avec la machine à coudre lors de l’achat.

  • Taille 60 (très fine) : mousseline, dentelle, voile en coton, soie ou synthétique, organza, tulle…
  • Taille 70 (fine) : voile de lin, toile de viscose, taffetas, batiste, crêpe fin, organdi, …
  • Taille 80 (standard) : popeline, toile, crêpe, velours fin, lainage fin, lin, piqué, …
  • Taille 90 (épais) : lainage épais, velours, sergé, canvas, jacquard, coton enduit…
  • Taille 100 (très épais) : sergé épais, jacquard épais, tissu d’ameublement…

Les aiguilles pour Jersey et Stretch :

Le Jersey et le Stretch sont les types de tissus les plus utilisés dans le textile industriel. Ces tissus sont extensibles ce qui nécessite l’utilisation d’une gamme d’aiguille dédiée qui sont numérotées de 65 à 90. Les aiguilles Jersey et Stretch ont une pointe arrondie pour ne pas abimer le tissu.

  • Taille 65 (très fine) : jersey de coton et polyester très fin, jersey de viscose, jersey de soie, …
  • Taille 70 (fine) : jersey de coton et polyester fin, viscose d’épaisseur moyenne, sweat fin, …
  • Taille 80 (moyen) : interlock, sweat, molleton, polaire, …

Les aiguilles pour Super Stretch :

Les tissus super stretch sont plus élastiques que les Stretch. Ils sont utilisés pour la confection de vêtements de sport et maillot de bain. Les aiguilles Super Stretch sont numérotées de 60 à 90.

  • Taille 60 – 65 : tissu super stretch fin
  • Taille 70 – 75 : tissu super stretch moyen (type maillot de bain)
  • Taille 80 – 90 : tissu super stretch épais (type sport)

Les aiguilles Microtex :

Cette catégorie d’aiguille dispose d’une pointe fine qui perforera les matières très fines ou très denses de façon à ne pas les abîmer ni les endommager. Elle permet également de réaliser des points parfaits pour la couture des bordures qui nécessitent une grande précision. Une aiguille Microtex est recommandée pour vos tissus en soie, la microfibre en polyester, le tissu à paillettes, le satin, le nylon, le polyester, la popeline, l’organza, le taffetas mais également les matières enduites et même les feuilles métalliques.

  • Taille 60 à 80 : pour les tissus fins à moyen 
  • Taille 90: pour les tissus moyens à épais

Les aiguilles Microtex sont souvent proposées en boites composées de différentes tailles.

Les aiguilles pour Jean :

Vous l’aurez compris, c’est la gamme d’aiguille pour les tissus en jeans et denim qui sont caractérisés par une toile épaisse et un maillage serré. Il est à préciser que les machines à coudre standard peuvent ne pas supporter la couture du tissu jean et denim. Dans tous les cas, référez-vous à la notice de votre machine à coudre et n’hésitez pas à demander conseils auprès du fournisseur. Les aiguilles pour Jeans sont numérotées de 90 à 110.

  • Taille 90 : jeans et denim fin, sergé de coton moyen
  • Taille 100 – 110 : jean et denim moyen, sergé de coton épais
  • Taille 130 : jean et denim épais, tissu pour vêtement de travail…

Les aiguilles pour le Cuir :

Ces aiguilles solides sont utilisées pour le cuir mais également le simili cuir. Elles présentent une pointe triangulaire qui n’affectera pas la structure du cuir au passage de l’aiguille. Elles sont numérotées de 80 à 110.

  • Taille 80 : cuir ou simili fin et souple, cuir d’agneau
  • Taille 90 : cuir ou simili d’épaisseur moyenne
  • Taille 100 – 110 : pour les cuirs épais (peut nécessiter une machine spéciale)

Les aiguilles doubles ou jumelées :

Ces aiguilles réalisent deux coutures parallèles à l’endroit du tissu, et des zigzags à l’envers. Elles vous permettront de réaliser de belles finitions façons « pro » sur une machine standard sans avoir à utiliser une surjeteuse. Les aiguilles doubles s’adaptent à toutes les machines et se caractérisent par un numéro supplémentaire qui indique l’écartement entre les deux aiguilles en millimètre.

Si vous débutez dans la couture, privilégiez le tissu en coton qui se coud avec l’aiguille universelle 80. Puis, n’hésitez pas à expérimenter au fur et à mesure que vous maîtriserez les techniques de coutures. Si vous avez des remarques, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.

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Les vocabulaires essentiels de couture

En suivant des cours ou des tutoriels sur internet, nous rencontrons souvent des termes techniques qui nous semblent un peu flous ou même inconnus. C’est justement pour cette raison que nous avons rassemblé dans cet article, les termes et vocabulaires de base qui vous seront essentiels pour apprendre la couture et progresser dans votre passion. Certains termes plus spécifiques seront détaillés dans des articles qui leur seront consacrés.

Le patron de couture 

C’est l’un des termes incontournables en couture. Le patron de couture est une sorte de plan à suivre. C’est la reproduction sur papier de chaque pièce du vêtement à assembler. Les patrons sont souvent vendus tout faits sur internet ou auprès de boutiques spécialisées. Avec de l’expérience, vous pouvez en créer vous-même.

Endroit et envers

L’endroit est la face du tissu qui est visible de l’extérieur, la face où les motifs sont imprimés et bien visibles. L’envers, c’est l’autre face, c’est-à-dire la face intérieure du tissu.

Endroit contre endroit 

Positionner un tissu endroit contre endroit consiste à placer l’endroit des tissus à assembler face à face avant de les coudre ensemble. Si vous travaillez un tissu à motif, assurez-vous que les motifs s’accordent harmonieusement. S’il s’agit de tissu sans motif, n’hésitez pas à marquer votre tissu pour repérer l’endroit de l’envers.

Laize

La laize désigne tout simplement la largeur d’un tissu. Comme vous déterminez la longueur de l’étoffe à l’achat, la laize est préalablement fixée par le fabricant du tissu. Elle est généralement de 150 cm pour les tissus destinés à l’habillement, et un peu plus de 150 cm pour les tissus d’ameublement.

Sens du tissu

Connaître le sens du tissu est important pour déterminer la façon dont le tissu sera coupé et assemblé durant la couture, il tient compte du tissage du tissu mais aussi des motifs de ce dernier. Pour définir le sens du tissu, il est important de connaître la lisière et le droit-fil.

Lisière

La lisière est la bordure latérale d’un tissu. Elle est généralement reconnue sous la forme d’une bande de 1 cm de large, dont le motif et l’aspect diffèrent du reste de l’étoffe grâce à son tissage plus serré. Il est à noter que certains tissus n’ont pas de lisière bien visible.

Droit-fil (ou sens chaîne)

Le droit fil est généralement le sens des fils parallèles à la lisière. Coupé selon le droit-fil, le tissu est plus solide et les fils ne se détendent pas. On utilise souvent le droit fil sur la longueur du vêtement, par exemple sur la longueur d’un pantalon.

Le contre-fil (ou trame)

Le contre fil est le sens des fils perpendiculaires à la lisière (et donc à un angle de 90° par rapport au droit-fil). Coupé suivant le sens contre fil, le tissu sera généralement moins solide et assez élastique.

Biais

Le biais est une bande de tissu obtenue en coupant l’étoffe selon un angle de 45° du droit fil (ou du contre-fil, le résultat est pareil). La bande obtenue est cousue sur les bords du tissu pour les recouvrir et obtenir une belle finition.  Le biais peut être acheté en magasin ou confectionné par soi-même.

Couper en biais :

Couper en biais, c’est couper le tissu à un angle de 45° par rapport au droit fil. L’étoffe ainsi obtenue est souple et assez extensible.

Ourlet

Réaliser un ourlet consiste à replier le tissu sur lui-même pour le raccourcir, notamment sur le bas du pantalon lorsque celui-ci est trop long.

Bâtir ou faufiler

Bâtir consiste à assembler les tissus provisoirement à la main, avant de piquer définitivement à la machine à coudre. Comme un brouillon, bâtir nous permet d’avoir un aperçu de l’ouvrage mais cette pratique permet également d’éviter que les tissus bougent pendant la manipulation en machine. Pour bâtir, on utilise un fil dont la couleur est en contraste avec celle du tissu cousu pour pouvoir retirer facilement les fils. Il est aussi recommandé d’utiliser des points larges et espacés, d’où le nom faufiler. Celui-ci est indispensable pour réaliser un ourlet par exemple.

Cranter 

Cranter un tissu consiste à entailler et découper des fentes régulières sur la marge de couture pour pouvoir courber le tissu. Il est Indispensable de pratiquer cette technique sur les parties arrondies de votre ouvrage comme les encolures, le col ou les emmanchures, cela évite que le tissu ne se tire ou se gondole.

Surfiler/surjeter

Surfiler est une étape incontournable de la finition qui consiste à coudre les bords du tissu pour que celui-ci ne s’effiloche pas. Elle se fait aisément avec une machine surjeteuse, mais si vous n’en possédez pas, ce n’est pas grave, utilisez le point zigzag sur une machine à coudre normale.

Dégarnir les angles 

Dégarnir les angles consiste à couper le surplus de tissu sur un angle, cela élimine les excédents de tissus qui autrement, formeront des épaisseurs sur les angles lorsque le tissu cousu est retourné.

Valeur de couture ou marge de couture

La valeur ou marge de couture est l’espace laissé libre entre la ligne de couture et le bord du tissu. Elle est généralement de 0,5 cm ou 1 cm. Donc, à partir de la longueur assemblée, il faut rajouter la valeur ou la marge de couture avant de découper le tissu.

Ouvrir ou aplatir les marges

Comme son nom l’indique, il s’agit d’aplatir les marges de part et d’autres de la couture, en les écartant et en passant le fer à repasser par-dessus. Effectué à l’envers du tissu déjà assemblé, cela permet de cacher les marges de couture lorsque le vêtement est porté à l’endroit.

Entoiler ou thermocoller

Entoiler un tissu consiste à le rendre plus rigide, plus solide et épais en le doublant avec une toile (souvent le Vlieseline). Thermocoller, c’est entoiler en utilisant une toile spécifique qui colle au tissu grâce à la chaleur : le thermocollant. Pour en savoir plus sur l’entoilage, suivez nos conseils ici.

Appliqué 

Un appliqué est un morceau de tissu que l’on coud sur un autre à titre décoratif. Un appliqué peut être une forme géométrique, un cœur, une fleur, … etc, c’est selon votre inspiration. Pour le coudre, on utilise généralement un point zigzag serré (point bourbon) sur le pourtour du motif.

En espérant vous avoir aidé à comprendre les termes techniques les plus utilisés en couture, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire pour partager vos remarques ou pour poser vos questions.

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Guide de l’entoilage et du thermocollant

Dans les livres, articles ou cours de couture par vidéo, nous rencontrons souvent les termes Viseline, triplure, thermocollant ou entoilage.

En fait, Viseline, triplure ou thermocollant sont des différents termes pour désigner l’entoilage. Plus précisément, ce sont les types d’entoilage les plus fréquemment utilisés en couture. Vu leur importance dans la réalisation de notre projet couture, nous avons décidé de consacrer cet article sur l’entoilage, leur utilisation et leur mode d’emploi. Suivez notre guide pratique.

Définition

L’entoilage est une toile utilisée pour doubler le tissu sur une partie spécifique de l’ouvrage. Il peut être collé ou assemblé (cousu) au tissu selon le type de l’étoffe qu’on utilise et la nature du projet de couture que nous abordons.

Avant d’entrer dans les détails, il est nécessaire de préciser que le Viseline ou Vlieseline ® est une marque d’entoilage et non un type d’entoilage. C’est une marque Allemande, et elle est tellement connue que c’est devenue la référence de l’entoilage en raison de sa qualité et de sa fiabilité.

Alors, pourquoi utiliser l’entoilage ? L’entoilage est une technique utilisée pour renforcer et consolider le tissu ou pour lui donner une certaine forme. Par exemple, l’entoilage est souvent utilisé au niveau du col et du poignet d’une chemise. Il est aussi recommandé pour donner de l’épaisseur et empêcher un tissu de se détendre, se froisser ou de s’effilocher.

Type et caractéristiques

Pour bien choisir l’entoilage adapté à votre tissu et à votre projet, nous vous présentons ci-après les différents types et catégories d’entoilage. En terme général, on distingue l’entoilage thermocollant et celui non thermocollant.

L’entoilage thermocollant :

Le thermocollant est une toile plus ou moins rigide dont une face est enduite de colle et qui adhère à la surface du tissu sur lequel il est collé sous l’effet de la chaleur, notamment par le fer à repasser. C’est de là qu’est tiré son nom: thermocollant.

Parmi l’entoilage thermocollant, il y a deux catégories à choisir selon le type de tissu à renforcer.

Les thermocollants non tissés (ou intissé) sont semblables à du papier et existent sous différentes épaisseurs. Appliqués sur votre tissu à l’aide d’un fer à repasser, ils procurent un aspect carton plus ou moins rigide selon l’épaisseur choisie. En effet, ce type d’entoilage thermocollant est moins souple et assez fragile lorsqu’il est fin, mais surtout il n’est pas extensible.

D’un autre côté, les thermocollants non tissés sont faciles à utiliser car ils sont dépourvus de droit-fil, ce qui permet de les couper et coller dans n’importe quel sens surtout lorsque vous travaillez sur un tissu standard comme la cotonnade. De plus, ils sont proposés à des prix abordables.

Les thermocollants tissés sont semblables à un tissu fin. Toujours appliqués sur votre tissu à l’aide d’un fer à repasser, ils sont plus souples et plus résistants, et surtout ils sont extensibles. L’entoilage thermocollant tissé permet de garder la légèreté et la fluidité du tissu qui lui est associé.

Il faut cependant respecter le droit-fil pour leur permettre d’adopter l’élasticité de votre tissu. Le thermocollant tissé est idéal pour les tissus du type jersey, viscose ou soie et s’applique sur le col ou le poignet des chemises.

A part ces deux principaux catégories, on peut également citer :

  • Les thermocollants imperméabilisants : comme son nom l’indique, il permet d’imperméabiliser votre tissu, idéal pour votre projet de sac, trousse de toilette ou set de table. 
  • Les thermocollants double face : permet de coller deux tissus l’un sur l’autre grâce à ces deux faces collantes.
  • Les thermocollants ouatines (ou molleton) : qui donne un effet matelassé à vos tissus.

L’entoilage non thermocollant :

Remplissant le même rôle que le thermocollant, l’entoilage non thermocollant est à coudre sur votre tissu et non pas à coller à chaud. Il convient de l’utiliser sur des tissus ou des matières spécifiques qui supportent mal la chaleur comme : le coton enduit, les voiles, la dentelle, le cuir ou certains velours.

Aussi, si votre ouvrage est destiné à passer au lavage à haute température, préférez l’entoilage non-thermocollant. C’est aussi le cas des vêtements blancs, les vêtements de bébé ou les linges de maison.

Dans tous les cas, référez-vous aux instructions du fabricant de l’entoilage.

Maintenant que vous connaissez les principaux types d’entoilage, nous nous intéresserons à présent sur les critères de choix de l’entoilage.

Comment choisir votre entoilage:

En règle général, choisissez un entoilage plus léger et plus fin que votre tissu. Assurez-vous que l’association de l’entoilage à votre tissu rend le tombé souhaité en les tenant ensemble l’un sur l’autre. Pour plus de précision, considérez les critères qui suivent :

Epaisseur et poids :

Pour les usages courants, choisissez l’entoilage standard au poids de 200g/m2. Pour les costumes ou manteaux, préférez ceux qui affichent un poids plus important comme 400 à 600g/m2.

Pour vos achats en magasins, n’hésitez pas à demander conseils auprès du vendeur ; ou si vous achetez en ligne, prenez le temps d’effectuer une recherche d’informations auprès du site web du fabricant. Voici quelques exemples de références pour les entoilages de la marque Viseline ou Vlieseline.

  • H180 : idéal pour les étoffes légères comme la soie, la viscose ou l’acétate.
  • H200 : idéal pour les étoffes légères mais offrant un peu plus de tenue que le H180
  • G405 : idéal pour les tissus comme la laine ou la soie sauvage, il offre un maintien durable pour une tenue parfaite.
  • H609 : à utiliser pour les tissus extensibles comme le jersey.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site du fabriquant ici.

La couleur de l’entoilage :

Comme l’entoilage sera assemblé à votre tissu, il est important de choisir un entoilage de la même couleur que le tissu, ou du moins choisissez une couleur qui n’est pas en contraste avec votre tissu. Il existe plusieurs couleurs d’entoilage mais les plus courants sont le blanc, le noir et le gris.  

La forme de l’entoilage :

L’entoilage s’achète généralement par mètre (ou par rouleau) avec une largeur fixe qui est de 90 cm à 100 cm selon le fabricant. Mais il existe également l’entoilage proposé sous forme de ruban ou bande étroite qui s’avère être très pratique pour travailler les ceintures par exemple.

Comment utiliser et appliquer l’entoilage:

Comme l’entoilage non thermocollant est assemblé au tissu par la couture, il est simplement recommandé de s’assurer que l’entoilage respecte le droit-fil de votre tissu, surtout si votre tissu est extensible.

Par contre, quelques précautions s’imposent pour l’utilisation d’un entoilage thermocollant. Nous vous invitons à suivre les étapes suivantes pour un entoilage réussi.

Tout d’abord, n’appliquez pas tout de suite l’entoilage thermocollant sur votre tissu, essayer plutôt sur une chute ou un échantillon de votre tissu!

Première étape: la préparation

Il est vrai que le thermocollant n’adhère au tissu qu’à partir d’une certaine température mais il faut aussi éviter d’abîmer le tissu. A défaut d’une indication du fabricant de l’entoilage, ajustez la température de votre fer à repasser à la température de repassage indiquée pour votre tissu, surtout s’il s’agit d’un tissu synthétique.

Puis, repassez soigneusement votre étoffe au préalable, car l’entoilage peut épouser la forme des plis présents sur le tissu et peut même les renforcer ces derniers. Il vous serait alors impossible d’enlever ces plis une fois le thermocollant fixé à votre tissu.

Une fois votre fer à repasser à la bonne température, repassez bien votre étoffe avant de passer à l’assemblage.

Deuxième étape: l’assemblage

Avant tout, placez un tissu en coton sur la table à repasser pour ne pas abîmer ce dernier dans le cas où de la colle dépasserait et viendrait s’y déposer au cours du repassage.

Ensuite, placez la face rugueuse du thermocollant (là où il y a la colle) contre l’envers de votre tissu et appliquez le fer à repasser en tamponnant et non en repassant. Placez le fer à repasser sur une surface pendant 6 à 12 secondes, puis déplacez, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la surface du tissu soit tamponnée. Si besoin, n’hésitez pas revenir sur une surface pour consolider l’assemblage.

Attention à ne pas appliquer la face collante de l’entoilage contre la semelle de votre fer à repasser! Vous savez ce que cela causerait à votre fer à repasser et imaginez le temps que vous prendra de nettoyer une semelle de fer à repasser encrassée avec de la colle.

Astuce : il est plus facile de découper des morceaux de tissu déjà entoilés, nous vous conseillons donc de thermocoller le tout avant de découper les morceaux de tissu selon les lignes de coupes prévues par votre patron de couture.

Troisième étape: laissez refroidir

Tant que le thermocollant n’est pas entièrement refroidi, il risque de décoller à tout moment. Une fois le repassage terminé, laisser la pièce assemblée refroidir pendant 20-30 minutes sur une surface bien plane.

En espérant que cet article vous a éclairé sur l’utilisation de l’entoilage, n’hésitez pas à poser vos questions ou à partager vos expériences en nous laissant des commentaires ci-dessous.

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Comment choisir la bonne taille de patron de couture

Si vous débutez en couture, laissez-vous guider par des patrons éxistants avant de vous lancer dans la création de votre propre modèle de vêtements. L’expérience acquise dans la reproduction de ces patrons de couture vous permettra de maitriser les différentes technique de couture.

Le patron de couture est un ensemble de schémas et plans qui vous serviront de guides pour découper vos tissus, assembler et coudre le modèle de vêtement que vous aurez choisi auprès de fournisseurs comme Burda, Vogue ou Butterick. Certains fournisseur de patron de couture classent les modèles selon le niveau de difficulté de réalisation.

Choisir le modèle

Une fois votre modèle choisi, il faut choisir la taille qui vous convient. En effet, il est extrêmement frustrant de passer des heures à confectionner un vêtement pour s’apercevoir à la fin que c’est trop petit ou trop grand, car nous n’avons pas choisi la bonne taille de patron.

C’est la raison pour laquelle nous consacrons cet article sur les techniques pour déterminer la bonne taille du patron que vous utiliserez.

Avant tout, il ne faut surtout pas se précipiter en choisissant la taille de la robe que vous avez dernièrement acheté en magasin, car la taille du prêt à porter est souvent différente de la taille des patrons de couture. De plus, dans le commerce, la taille peut varier selon les fabricants de vêtements et la région géographique où est vendu le vêtement.

Alors, comment choisir la bonne taille de patron de couture ? Il faut se baser uniquement sur vos mesures! Pour bien prendre vos mesures, nous vous invitons à lire cet article.

Une fois vos mesures correctement prises, reportez les chiffres dans le tableau ci-après pour découvrir la taille de patron correspondante.

Correspondance mesure/taille

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous précisons que les détails discutées dans cet article concernent la taille des femmes. Les mesures des hommes, enfants et bébés seront développés dans un prochain article.

Les tableaux de taille sont regroupés en 3 parties selon votre stature:

  • Stature 160, si vous mesurez moins de 164cm.
  • Stature 168, si vous mesurez entre 164cm à 172cm.
  • Stature 176, si vous mesurez plus de 172cm.

La stature 168 regroupe les femmes de taille moyenne, c’est à dire de taille 34 à 64 dont les mesures de bases sont présentées dans le tableau qui suit.

Table de correspondance mesure/taille

TAILLES3436384042444648505254
Tour de poitrine8084889296100104108112116120
Tour de taille62667074788286909498104
Tour de hanche84889296100104108112116120124
Taille moyenne

En général, les mesures du tour de poitrine, du tour de taille ainsi que le tour du bassin permettent de déterminer la taille du patron de couture. Mais dans certains cas, vous aurez peut-être besoin de mesures supplémentaires que l’on appelle les mesures de contrôle.

Les mesures de contrôle pourront vous aider pour déterminer la taille à choisir, mais elle dépendent principalement du type de vêtement à coudre. Evidemment, pour coudre un pantalon ou une jupe, vous aurez plus besoin des mesures du bas du corps, plutôt que ceux du haut.

Pour la stature 160 cm

TAILLES1617181920212223242526
Stature160160160160160160160160160160160
Tour de poitrine768084889296100104108116122
Tour de taille58626670747882869298104
Tour de hanche8286909498102106110116122128
Longueur de manche5757575858595959606060
Tour de cou3334353637383940414243
Longueur côté pantalon97989899100100101101102102102
Longueur taille devant4041424344454647484950
Hauteur de poitrine2324252627282930313233
Tour de bras2526272829303132333435
Les mesures de contrôle pour la stature 160cm

Pour la stature 168 cm

TAILLES3234363840424446485052
Stature168168168168168168168168168168168
Tour de poitrine768084889296100104108116122
Tour de taille58626670747882869298104
Tour de hanche8286909498102106110116122128
Longueur de manche5959596060616161626262
Tour de cou3334353637383940414243
Longueur côté pantalon101102102103104104105105106106106
Longueur taille devant4243444546474849505152
Hauteur de poitrine2425262728293031323334
Tour de bras2526272829303132333435
Les mesures de contrôle pour la stature 168cm

Pour la stature 176 cm

TAILLES646872768084889296100104
Stature176176176176176176176176176176176
Tour de poitrine768084889296100104108116122
Tour de taille58626670747882869298104
Tour de hanche8286909498102106110116122128
Longueur de manche6162626263636363636363
Tour de cou3334353637383940414243
Longueur côté pantalon106109109109109110110110110110110
Longueur taille devant4446474849505152535455
Hauteur de poitrine2626262728293031323334
Tour de bras4126272829303132333435
Les mesures de contrôle pour la stature 176cm

Il se pourrait que vos mesures ne correspondent pas toutes à la même taille. Par exemple, votre tour de poitrine et votre tour de taille correspondent à la taille 38, alors que le tour de votre hanche se retrouve dans la colonne de la taille 40. Alors que faire dans ce cas ?

Il faut considérer les mesures les plus importantes en fonction du type de vêtement à coudre.

  • Pour un haut (blouse, top, chemisier, veste) : considérez les mesures du tour de poitrine ;
  • Pour un bas (pantalon, short, jupe) : considérez le tour du bassin ;
  • Pour une robe : toutes les mesures doivent être considérées, mais utilisez la plus grande valeur.

La meilleure façon de s’assurer que votre vêtement épouse correctement votre morphologie, c’est d’essayer au fur et à mesure que vous avancez dans votre projet.

Précision

En choisissant notre modèle de patron de couture, nous nous attendons à ce que le vêtement cousu ressemble à la photo du modèle. Mais avouons que même en suivant à la lettre les instructions fournies par le vendeur, votre tissu peut tirer ou bailler à certains endroit.

Et cela est tout à fait normal car notre morphologie est unique. Il est donc cruciale de passer à l’étape de l’essayage. Rassurez-vous, même les grands couturiers font pareil et modèlent leur création sur un buste au préalable.

Comment procéder à l’essayage?

Pour cela, assemblez les patrons avec des épingles sur des toiles d’essayage, ou à défaut, utilisez des morceaux de tissus que vous n’utilisez plus, sans tenir compte des finitions ; il s’agit essentiellement de vérifier si la taille vous ira bien.

Si l’ebauche vous va bien, tant mieux! Dans le cas contraire, il faut procéder à une modification et un ajustement du patron de couture pour que l’habit épouse votre forme. En general, les ajustement concerneront les pinces, les coutures d’épaules ou les emmanchures.

Nous consacrerons plus de détails sur l’essayage ainsi que la modification des patrons de couture dans un prochain article.

Si vous utilisez un patron US comme Butterick ou Vogue, sachez que pour une même taille, les Américains ont une plus forte corpulence. La correspondance avec les patrons US sera détaillée prochainement.

En espérant vous avoir aidé pour déterminer la taille du patron de couture, n’hésitez pas à nous laisser vos remarques ou vos questions dans les commentaires.

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Votre boite à couture

Il est souvent dit que la couture nécessite du talent et prend énormément de temps.
En réalité, tout est question de techniques et de matériels. Pour réussir vos travaux de couture, il est indispensable d’utiliser les bons outils et les équipements adaptés à votre projet. Bien sûr, vous aurez besoin d’une bonne machine à coudre et du tissu, mais dans cet article, nous nous pencherons plutôt sur les «petits outils» qui feront de vous un pro de la coupe et couture.

Les outils de mesure 

Avant de couper votre tissu, il faut déjà disposer des mesures correctes pour éviter d’avoir un vêtement grossier, trop large ou trop étroit. C’est pour cette raison que nous entamerons cet article avec les outils de mesure.

Le mètre ruban

Que pour prendre vos mensurations ou vérifier la longueur du tissu à couper, vous ne pouvez pas vous passer du mètre à ruban. Pour bien le choisir, il faut tout simplement s’assurer que celui-ci est souple et bien résistant, et doit mesurer 150 centimètres au minimum. La plupart des mètres rubans indiquent les mesures en centimètre sur un côté et en pouce sur l’autre. Certains modèles sont équipés d’enrouleur automatique et peuvent mesurer jusqu’à 300 centimètres.

Les règles et équerres

Il existe des règles et équerres de différentes tailles, mais aussi de matières différentes. Généralement elles sont en métal, en bois ou en plastique. Nous vous présenterons les 3 modèles les plus utilisés dans cet article.

  • Une règle métallique de 50cm : souvent de forme carré à la base, elle est indispensable pour mesurer et tracer votre tissu ou le papier patron
  • Une règle PVC transparent de 20cm : de forme plate, elle est idéale pour prendre des mesures de précision grâce à la transparence
  • Une équerre isocèle métallique:  permet de trouver facilement l’angle droit et 45°, très pratiques pour les tracées

Pour plus de détails, vous pouvez lire l’article sur les techniques de prise de mesure ici.

Les outils de coupe

Après avoir effectué vos mesures, il est temps de passer à la coupe. Pour cela, découvrons ensemble le matériel de base nécessaire.

Les ciseaux du tailleur

Il s’agit du grand ciseau métallique avec une lame de 20cm. Il sert principalement à couper le tissu, et rien que les tissus ! Assurez-vous que personnes d’autres ne l’utilise sur d’autres matières. N’hésitez pas à investir sur des ciseaux de qualité pour éviter d’abîmer vos tissus lors de la coupe.

De ce fait, vous devez avoir 3 paires de ciseaux : une pour couper le tissu, une pour couper du papier et une troisième paire, plus petites avec des lames pointues, pour couper les fils. Ce petit ciseau est également appellé ciseaux de broderies.

Le coupe fil

Le coupe fil est un outil indispensable pour couper les fils à la fin de chaque couture. On l’appelle également un découd-vite, car il peut servir à défaire les coutures ratées ce qui s’avère être utile pour les débutant(e)s. Cet outil offre une meilleure ergonomie que le ciseau de broderies.

Le papier à patron

Les patrons de couture qui vous ont été fournis dans les livres et/ou les sites internet spécialisés dans la couture comme Burda sont destinés à être utilisé plusieurs fois. Il vous faudra donc les décalquer et les reporter pour éviter de les abîmer.

Voici les 3 types de papier que vous pouvez utiliser pour décalquer le patron de couture :

  • Le papier de soie : c’est un papier fin et transparent. Bien que fragile, le papier de soie est très pratique pour décalquer rapidement un patron. Il est vendu auprès des merceries en format de plus de 100 centimètre, ce qui est intéressant pour les grands patrons comme les pantalon, jupe ou manteau.
  • Le papier carbone : il s’utilise pour transposer le patron de couture directement sur le tissu, le papier carbone se place sous le tissu et les points sont tracés grâce à la roulette. Il existe en différentes couleurs, mais choisissez la couleur qui présente un meilleur contraste par rapport à votre tissu.
  • Le papier kraft :  il est plus épais et plus résistant que le papier de soie, et peut donc s’utiliser plusieurs fois. Comme le papier kraft n’est pas transparent, vous devez reproduire le patron de couture en utilisant la roulette.

Une fois le patron reproduit, vous devez les découper et épingler sur votre tissu.

La roulette à patron

Vous l’aurez compris, la roulette est indispensable si vous reproduisez un patron de couture avec un papier carbone ou du papier kraft.

Le matériel de marquage de tissu

Une fois le patron reproduit et placé sur votre tissu, il est temps de procéder marquage du tissu. Les marquages peuvent être des marques de coupe, des marges de couture, des notes mais aussi des lignes de patron comme les placements de boutons ou placement de poches ou pinces.

Nous vous conseillons d’utiliser des marquages qui peuvent s’enlever facilement et qui ne laissent aucune trace après le lavage.

Il s’agit de

  • La craie du tailleur : elle est très pratique car les marques s’enlèvent facilement. Il vous suffit de choisir les couleurs qui offrent un meilleur contraste avec votre tissu pour que vos tracés soient bien visible.
  • Les feutres lavables : ils s’utilisent comme la craie, mais toujours essayer sur un bout de tissu pour éviter les mauvaises surprises

Les épingles

Les épingles servent à maintenir les tissus ensemble pour la couture et fixer le patron sur le tissu avant la coupe. Elles sont de formes et dimensions différentes et s’achètent généralement en boites auprès des merceries ou boutiques spécialisées.

Notons juste les quatre principaux types d’épingles :

  • Les épingles standards : ce sont les épingles de tous les jours. En général, elles sont de tailles standard, mais si vous avez le choix, optez pour les épingles fines qui n’abimeront pas vos tissus ;
  • Les épingles à têtes de verre : elles sont généralement plus longues et équipées de têtes en verre un peu plus grande que celle des épingles standards, ce qui facilite sa manipulation. Ce type d’épingle ne se déforme pas au repassage ;  
  • Les épingles à têtes fleur : comme les épingles à tête de verre, elles sont plus longues mais plates. Ce type d’épingle ne se déforme pas non plus au repassage ;
  • Les épingles à nourrice : à utiliser de différentes façons, pour faire passer les élastiques par exemple ;

N’hésitez pas à utiliser un porte aiguille (ou pique épingle) où vous planterez les épingles et qui permettra de les attraper facilement.

Les aiguilles

Indispensables à la couture, il en existe de différentes tailles et grosseurs. Nous vous suggérons de choisir les aiguilles adaptée au type de tissus ou de matières que vous travaillez. Cela évitera d’abimer vos tissus mais aussi pour éviter d’user trop rapidement votre aiguille.

Notez que l’aiguille pour la couture à la main est différente de celle utilisée sur la machine à coudre.

Pour débuter, optez plutôt pour l’aiguille dite universelle :  elle s’adapte à presque toutes les matières grâce à sa pointe un peu arrondie.

A titre d’information, les aiguilles sont numérotés de 60 à 110. Les numéros corespondent au diamètre de l’aiguille au centième de millimètre, dont ci-après les modèles les plus courants ainsi que leur utilisation :

  • 60 : organza de soie, tulle, organdi de coton
  • 70 : soie, voile de coton
  • 80 : aiguille courante qui convient à la plupart des tissus
  • 90 : lainage fin, polaire, matelassé
  • 100 : jean, lainage épais

En espérant vous avoir aidé sur la liste de matériels et équipements nécessaires pour débuter en couture, n’hésitez pas à nous poser vos questions en commentaires. A vos machines !

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Le point sur les points de couture

Vous avez choisi votre modèle de vêtement et acheté vos tissus; vous avez pris les mesures et coupé vos tissus selon le patron de couture; vous êtes à présent prêt(e) à réaliser le vêtement de vos rêves.

Seulement voilà, la machine à coudre que vous venez d’acquérir propose une centaine de points de couture et pas mal de paramètres à régler (c’est peut-être la raison pour laquelle vous avez choisi ce modèle en particulier). Alors, que faire ?

Pour choisir la machine à coudre adaptée à vos besoins, suivez notre guide ici.

Les différents points

Certains patrons de couture contiennent des indications sur les paramètres à choisir sur la machine à coudre, mais d’autres pas. De plus, toutes les machines ne sont pas semblables, et les points de couture peuvent être représentés par des symboles différents d’une machine à l’autre, et/ou avec des noms différents. Prendre cas de la machine à coudre Cécile.

C’est pour ces raisons que nous vous présentons aujourd’hui les points de couture indispensables pour débuter en couture, sans trop insister sur les symboles. Pour découvrir la désignation des points sur votre machine à coudre, nous vous invitons à lire attentivement le manuel de l’utilisateur livré avec votre machine, et n’hésitez surtout pas à demander conseil auprès du fournisseur de machine.

Et comme nos machines à coudre ne sont pas toutes en langue française, nous présenterons également le nom des points de couture en anglais.

Les points de couture de base

  • 1 – Point droit (Straight Stitch): c’est le point de base de la machine à coudre, comme son nom l’indique, il sert à coudre en ligne droite. C’est le point le plus utilisé car il permet de réaliser presque tous les travaux de coutures : assembler du tissu, surpiquer, coudre une fermeture éclair et même faire les ourlets. Il faut toutefois porter une attention particulière sur la longueur des points. Une bonne machine à coudre doit permettre le réglage de la longueur des points de couture, voir notre guide pour choisir votre machine à coudre. En général, la machine est réglée sur une longueur de 2,5 millimètre par défaut, mais nous vous conseillons de choisir des points plus rapprochés pour des tissus légers et fins, et des points plus long pour des tissus épais.
  • 2- Point Zigzag (Zigzag Stitch): comme le point droit, le point zigzag est couramment utilisé car il permet de réaliser plusieurs coutures. Il sert notamment à coudre les tissus élastiques car c’est une couture extensible qui ne se défait pas en s’étirant. Le point zigzag permet également de surfiler et avec le bon réglage de longueur, il permet de créer des coutures décoratives autour d’un appliqué et bouton. Mais qu’est-ce qu’un appliqué au fait ? c’est tout simplement un motif en tissu que l’on coud sur notre création, à titre décoratif ou pour cacher les défauts du tissu.
  • 3- Point droit avec point inverse automatique (Lock-a-Matic Stitch): ce point crée automatiquement un nœud au début et à la fin de la couture pour renforcer celle-ci. Donc, il n’est pas nécessaire de faire un point d’arrêt. Mais qu’est-ce que le point d’arrêt ? Si votre machine à coudre ne possède pas le point inverse automatique, le point d’arrêt (ou point arrière) se fait au début et à la fin de la couture pour éviter que celle-ci se défasse.
  • 4- Le point zigzag multiple ou zigzag multipoints (multiple Zigzag Stitch): c’est le point à utiliser pour finir les bords d’un tissu fin et extensible pour éviter que ce dernier s’enroule sur lui-même. Le point zigzag multiple réalise une couture résistant, qui permet de coudre un élastique sur un tissu fin, à utiliser en lingerie par exemple.
  • 5- Le point de surfil (Overlock Stitch) : si vous n’avez pas de surjeteuse, choisissez ce point pour finir les bords de tissu. Cela évitera que le tissu s’effiloche, et rendrait le vêtement plus résistant en lavage. Attention, le point de surfil nécessite un pied particulier : le pied à surjet, qui peut ne pas être vendu séparément. Vérifiez lors du choix et de l’achat de votre machine à coudre.  
  • 6- Le point invisible ou point caché (Blind Hem Stretch) : c’est le point à utiliser pour réaliser des coutures invisibles sur les ourlets. Il se coud à l’envers et on obtient un meilleur résultat en utilisant un fil de la même couleur ou du même ton que le tissu.
  • 7- Les points de boutonnières (Buttonhole Stitch) :  ce point s’écrit est au pluriel car il existe plusieurs types points de boutonnières sur une machine à coudre. C’est un point très pratique pour la création de vêtement à bouton (ce qui est le cas de la plupart des vêtements d’ailleurs !), pourtant pas toutes les machines à coudre est équipée du point de boutonnières. Encore une fois, nous vous conseillons de bien vous renseigner auprès du vendeur lors du choix et de l’achat de votre machine à coudre.

Mais rassurez-vous, si votre machine est équipée du point de boutonnière, le pied de boutonnière (indispensable) est sûrement livré avec la machine.

Aujourd’hui, la plupart des machines à coudre propose la fonction de boutonnière automatiques ou en 4 étapes qui permet de réaliser des boutonnières à la dimension exacte du bouton., tant que cela ne dépasse pas 28 millimètres.

On peut considérer que les sept points cités précédemment sont les principaux points à maîtriser sur une machine à coudre, mais votre machine offre sûrement plusieurs autres points destinés notamment à la décoration.

Néanmoins, nous allons vous présenter un point supplémentaire qui pourrait vous être utile dans vos travaux de couture.

Un point supplémentaire

  • 8- Le point de bâti: c’est un point de couture provisoire qui sert à marquer ou assembler les tissus en cours de réalisation du vêtement, mais vous devez enlever en fin des travaux. Si le point bâti est souvent réalisé à la main, la machine à coudre vous aiderait à aller plus vite. En effet, le point bâtie est obtenu en utilisant le point droit avec une longueur réglée au maximum et sans point arrière ou point inverse automatique. Cette même technique est utilisée pour froncer le tissu. Il suffit de l’utiliser sur 2 coutures bien parallèles en laissant un long fil au début et à la fin de chaque couture.

Comme mentionnés plus haut, votre machine peut proposer une bonne vingtaine de points de couture, mais nous vous avons présenté les 8 points que nous estimons essentiels pour débuter en couture. Nous vous invitons à les utiliser et à les maîtriser puis de découvrir progressivement les autres points de coutures offerts par votre machine.

Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.

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La surjeteuse est-elle une machine indispensable pour la couture ?

Utilisation d'une surjeteuse

La couture requiert un bon nombre d’instruments et de machines. La surjeteuse est une machine qui permet d’effectuer de belles finitions et des ourlets des plus compliqués. Explications.

La surjeteuse : à quoi sert-elle ?

En pratiquant la couture, vous aurez besoin de plusieurs matériels et instruments. Parmi ces matériels, la machine à coudre est la plus importante. Mais il y a aussi la surjeteuse. Si certains couturiers s’en passent, la surjeteuse est une machine qui est incontournable pour d’autres. Alors, pourquoi devriez-vous en procurer ?

Quels sont les rôles d’une surjeteuse ?

La surjeteuse a pour rôle de surjeter. Vous vous demandez sûrement pourquoi acheter une surjeteuse alors que plusieurs machines ont une fonction de surjet ? C’est vrai ! Mais la surjeteuse est bien plus pratique que la machine à coudre dans certaines tâches.

Une machine 3 en 1

La surjeteuse vous permet en un seul passage de couper, piquer, de surfiler votre tissu avec précision. Vous l’aurez remarqué : certaines matières de tissus sont plus difficiles à travailler que d’autres, notamment pour les tissus élastiques. Par exemple, pour le jersey, la maille, le molleton, avec une surjeteuse, vous aurez moins de difficulté. Ce sera donc un gain de temps garanti tout en obtenant une bonne qualité de travail.

Une finition impeccable

Pour un rendu de qualité, la surjeteuse est une machine de couture incontournable. Elle permet de faire de belles finitions sur votre travail. 

Pour vos tissus fins, les bords et les finitions sont parfois de vrais casse-tête. Mais avec la surjeteuse, vous vous en sortirez plus facilement. Vous pouvez en effet, effectuer des ourlets roulottés avec cette machine.

L’assemblage des matières extensibles

Non seulement, vous pouvez surjeter les tissus qui s’effilochent, vous pouvez aussi assembler les matières extensibles. Avec une machine à coudre, c’est une tâche assez pénible. Vous pouvez donc profiter de votre tissu sans avoir à vous soucier de cette difficulté.

De quoi est constituée une surjeteuse ?

La surjeteuse est une machine composée de plusieurs éléments :

Deux aiguilles

Une première aiguille vous permet d’effectuer une tâche (piquer par exemple). En utilisant les deux aiguilles, vous pouvez effectuer différentes tâches à la fois : l’assemblage et le surfilage. Pour cela, vous utiliserez entre 2 à 5 bobines simultanément selon vos besoins et le type de points de couture à réaliser.

Les aiguilles seront choisies en fonction de votre tissu.

Une pointe

  • Normale pour les tissus naturels ou synthétiques. Elle convient également aux robes, costumes, chemises, draps…
  • Arrondie est idéale pour le jersey ou le lycra
  • Très fine est à privilégier pour les tissus fins ou très fins comme la soie ou encore la microfibre.
  • Boule pour les rideaux ou les tricots
  • Fine chromée pour les tissus en jean, velours côtelés, combinaisons de travail, plastique ou encore toile cirée.
  • Fine pour le Patchwork.

Deux couteaux

Les couteaux servent à découper les bords de tissu pour permettre un surfilage net. Le couteau supérieur est mobile et le couteau inférieur immobile. Différentes épaisseurs de couteaux sont disponibles en fonction de l’utilité, pour:

  • les ourlets, le couteau 30mm est idéal
  • les coutures classiques, il y a les couteaux de 15mm
  • les travaux nécessitant une minutie comme les fermetures, la ceinture…, le couteau 7mm est à privilégier.

Deux boucleurs

Ce sont les boucleurs qui vous permettent d’effectuer des boucles de surjet. Cette fonctionnalité rendra votre finition plus solide tout en gardant un bon côté esthétique.

Actuellement, les nouvelles surjeteuses sont équipées d’un boucleur à enfilage automatique. Comme on utilise de nombreux fils et que l’enfilage est délicat, l’enfilage automatique est un critère important dans le choix d’une surjeteuse.

Un dispositif d’entrainement différentiel

Caractérisé par 2 griffes d’entrainement. Ces griffes permettent de tirer ou de froncer le tissu.

La porte-bobines

Pour installer les bobinages. L’importante différence avec la machine à coudre est l’utilisation de plusieurs bobines. La surjeteuse utilise en effet, une quantité importante de fils.

Le volant de la surjeteuse

Comme la machine à coudre, le volant permet de diriger l’utilisation des aiguilles en les relevant ou en les baissant.

Quels sont les différents points de couture réalisés par la surjeteuse ?

La surjeteuse permet d’effectuer plusieurs types de points de couture :

  • Le point surjet 4 fils : utilisant 4 bobines, ce point de couture est nécessaire pour coudre et surfiler les bords des tissus
  • Le point de surjet 2 ou 3 fils : pour les tissus fins, ce point de couture permet de surfiler uniquement les bords
  • L’ourlet roulotté : cet ourlet de finition donne un joli rendu pour les tissus fins. C’est un ourlet qui enroule le bord tout en l’enroulant d’un point bourbon. Son avantage est de réduire la perte de tissu.
  • Le flatlock : pour des coutures décoratives, ce point de couture peut être réalisé avec une surjeteuse. Par exemple, les volants de robe ou les emmanchures
  • L’ourlet professionnel : pour un rendu de grand couturier, c’est un ourlet à 3 fils repliés.

En somme, la surjeteuse est une machine très utile, notamment si vous voulez travailler avec de larges choix de tissus. Son utilisation peut sembler compliquée avec ses éléments qui sont nombreux. Mais si vous êtes déjà habitué à travailler avec votre machine à coudre, il vous faudra juste vous accoutumer.

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Comment réaliser de belles finitions avec une piqueuse ?

Avec une surjeteuse, vous pouvez assembler deux tissus et effectuer les finitions requises en une seule opération. Toutefois, cette machine sert uniquement à travailler les bords des étoffes. Elle ne permet pas de réaliser les points de couture simples. Par contre, vous pouvez réaliser de belles finitions avec une machine à coudre (piqueuse). Voici comment faire.

Effectuer un surfilage

C’est une astuce simple et rapide. Pour ce faire, positionnez votre machine à coudre sur un point de zigzag avec une longueur de point plus petite. Placez ensuite l’aiguille à quelques millimètres du bord de tissus. Une fois la couture terminée, coupez l’excédent de tissus à ras bord du surfilage.

Le surfilage offre un rendu esthétique très proche du surjet. Vous pouvez même imiter le roulotté en resserrant les points. C’est une couture solide qui permet d’assembler les bords et d’éviter qu’ils s’effilochent.

Adopter la couture anglaise

Cette technique permet de dissimuler les bords coupés de tissus. L’objectif étant d’obtenir une couture sans effilochage et agréable à voir. Pour le réaliser, mettez les deux pièces d’étoffe à assembler, envers contre envers. Puis cousez-les à 5 mm du bord de la machine (à 1 cm si le tissu s’effile facilement). Vous devez ensuite couper les fils qui dépassent la marge.

Couchez la marge de couture sur un côté tout en repassant. Repliez l’une des parties des tissus vers le même côté de pliage de la marge. Les deux tissus sont maintenant endroit contre endroit. Épinglez-les, puis effectuez une deuxième couture à 1 cm du bord.

Avec la couture anglaise, le bord des tissus est masqué entièrement. Cela permet entre autres de réduire les irritations provoquées par les coutures. C’est pour cette raison qu’elle est très utilisée pour coudre les lingeries, les vêtements de bébé et les tissus transparents.

Opter pour la couture rabattue

Mettez vos deux tissus envers contre envers. Décalez-les de façon à ce que celui du dessus à une marge de 7 mm plus larges que celui du dessus. Épinglez-les, puis cousez en laissant une marge de 1,5 cm du bord du tissu de dessous.

Dépliez les pièces assemblées, endroits couchés sur la table. Rabattez ensuite le bord le plus large pour masquer la plus petite. Cousez ensuite en ligne droite sur la partie repliée, tout en veillant à ce que cette seconde couture soit parallèle à la première. La couture rabattue est fréquemment utilisée pour la confection de pantalon et de tissus d’ameublement.

Ce type de couture est souvent réservé à une machine spécialisée, de type industrielle, mais une bonne expérience avec votre machine à coudre vous permettra de réaliser des points de couture inattendus grâce à divers astuces. N’hésitez pas modifier les paramètres de votre machine à coudre pour obtenir de beaux résultats au niveau de la finition.

Avez-vous des astuces et des techniques de couture à partager avec notre communauté de passionnés de couture? N’hésitez pas à nous en faire part en commentant cet article.

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Les outils de base pour apprendre la couture

La couture vous attire, mais vous êtes un vrai novice en la matière ? Cet article est fait pour vous, car nous allons vous aiguiller sur les nécessaires pour débuter. Vous n’avez pas besoin d’acheter tous les produits d’une mercerie. Pour vos premiers coups de ciseaux, optez pour un début sans prise de tête en vous armant des outils les plus fonctionnels. 

Voici nos conseils pour étoffer votre kit de couture et choisir au mieux vos matériels de travail. 

La machine à coudre

La machine à coudre sera la pièce maîtresse de vos outils en tant que couturière et couturier. Vous allez vous rendre compte assez vite qu’il existe une grande multitude de machines à coudre sur le marché. Nous vous conseillons alors d’opter pour un modèle capable de coudre le plus de types de tissus possible voire les plus épais. Veillez également à choisir une machine à coudre multifonction et facile d’utilisation. Celle-ci doit proposer les points de couture basiques (point droit, ourlets, zigzag, boutonnière…). Équipez-la de quelques canettes afin d’avoir des couleurs diverses de bobine de fil.

Pour bien choisir votre machine à coudre, suivez nos conseils dans cet article.

Les outils pour mesurer

Mise à part la machine à coudre, vous aurez autant besoin de matériels de mesure.

Les merceries proposent plusieurs types d’outils de mesures aux fonctions distinctes. En premier lieu, vous avez le mètre ruban servant à prendre les mesures et à réaliser les courbes des patrons. Il y a aussi le couturomètre ou jauge de couture. Ce dernier sert à vérifier les marges de coutures et à marquer les mesures répétées tels que les distances entre les plis et les boutons. Vous avez aussi la règle japonaise. C’est une grande règle transparente servant  à tracer les lignes de coupe, à retoucher un patron ou à marquer un ourlet. Pour mesurer les petites pièces, vous avez la réglette. C’est une petite règle en fer d’environ 20 cm qui facilite les mesures à plat sur votre table de découpe. 

Les outils pour marquer

Au même titre que les outils de mesure, les outils de marquage sont eux aussi indispensables. Pour marquer vos repères sur les tissus, vous avez le choix entre les craies de tailleur, les feutres solubles et le crayon. Ces deux marqueurs sont disponibles en différents coloris et s’effacent facilement avec un peu d’eau.

Généralement, vous aurez besoin d’un marqueur sombre pour les tissus aux couleurs vives et d’un marqueur clair pour les tissus aux couleurs foncées. N’hésitez pas à tester la compatibilité du marqueur et du tissu avant de l’utiliser. 

Les outils de marquage servent également à noter nos repères sur les patrons de couture.

Les outils pour couper

Il est primordial d’investir dans de bons ciseaux de couture pour éviter les effilochages et les mauvaises découpes. Voici les différents types de ciseaux qui existent : ciseau de coupe, ciseau à broder, ciseau cranteur. Sachez qu’il est pratique d’avoir des ciseaux de différentes tailles, au moins deux : une paire pour couper un grand pan de tissu, et une plus petite pour les tâches qui nécessitent de la finesse. Il faut aussi posséder une paire de ciseaux pour couper du papier. À vous de trouver les paires qui vous sied, mais vous pouvez optez aussi pour un cutter rotatif dont la lame ronde coupe aisément. Le coupe-fil est un autre matériel de coupe qui, comme son nom l’indique, s’utilise pour couper les fils. Ce petit instrument est très pratique et n’endommage pas le tissu. 

Les autres outils 

En dehors des matériels énoncés précédemment, d’autres articles sont d’autant plus utiles pour les débutants. En première ligne nous retrouvons le papier calque et la roulette qui servent pour des travaux sur patron. Vient ensuite le découd-vite. Cet outil est le must-have car il permet de découdre en un rien de temps les coutures ratées tout en évitant de déchirer le tissu. 

À part cela, vous pouvez aussi garnir votre trousseau de couture avec des épingles (à nourrice, de dentelles, à tête de verre ou à tête de fleur).  Rangez-les dans une boite à épingles aimantée. Achetez quelques aiguilles traditionnelles, une pince à courbes (pour retirer les fils rebelles), un dé à coudre (pour épargner vos doigts). 

Le dernier outil et non le moindre est le fer à repasser. Le repassage marque la dernière étape de la couture. Elle permet de chasser les faux plis tout en fixant les points de couture.

Utilisez-vous d’autres outils? n’hésitez pas à partager avec nous vos expériences et vos astuces en couture en nous laissant un commentaire ci-dessous.