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Guide de l’entoilage et du thermocollant

Dans les livres, articles ou cours de couture par vidéo, nous rencontrons souvent les termes Viseline, triplure, thermocollant ou entoilage.

En fait, Viseline, triplure ou thermocollant sont des différents termes pour désigner l’entoilage. Plus précisément, ce sont les types d’entoilage les plus fréquemment utilisés en couture. Vu leur importance dans la réalisation de notre projet couture, nous avons décidé de consacrer cet article sur l’entoilage, leur utilisation et leur mode d’emploi. Suivez notre guide pratique.

Définition

L’entoilage est une toile utilisée pour doubler le tissu sur une partie spécifique de l’ouvrage. Il peut être collé ou assemblé (cousu) au tissu selon le type de l’étoffe qu’on utilise et la nature du projet de couture que nous abordons.

Avant d’entrer dans les détails, il est nécessaire de préciser que le Viseline ou Vlieseline ® est une marque d’entoilage et non un type d’entoilage. C’est une marque Allemande, et elle est tellement connue que c’est devenue la référence de l’entoilage en raison de sa qualité et de sa fiabilité.

Alors, pourquoi utiliser l’entoilage ? L’entoilage est une technique utilisée pour renforcer et consolider le tissu ou pour lui donner une certaine forme. Par exemple, l’entoilage est souvent utilisé au niveau du col et du poignet d’une chemise. Il est aussi recommandé pour donner de l’épaisseur et empêcher un tissu de se détendre, se froisser ou de s’effilocher.

Type et caractéristiques

Pour bien choisir l’entoilage adapté à votre tissu et à votre projet, nous vous présentons ci-après les différents types et catégories d’entoilage. En terme général, on distingue l’entoilage thermocollant et celui non thermocollant.

L’entoilage thermocollant :

Le thermocollant est une toile plus ou moins rigide dont une face est enduite de colle et qui adhère à la surface du tissu sur lequel il est collé sous l’effet de la chaleur, notamment par le fer à repasser. C’est de là qu’est tiré son nom: thermocollant.

Parmi l’entoilage thermocollant, il y a deux catégories à choisir selon le type de tissu à renforcer.

Les thermocollants non tissés (ou intissé) sont semblables à du papier et existent sous différentes épaisseurs. Appliqués sur votre tissu à l’aide d’un fer à repasser, ils procurent un aspect carton plus ou moins rigide selon l’épaisseur choisie. En effet, ce type d’entoilage thermocollant est moins souple et assez fragile lorsqu’il est fin, mais surtout il n’est pas extensible.

D’un autre côté, les thermocollants non tissés sont faciles à utiliser car ils sont dépourvus de droit-fil, ce qui permet de les couper et coller dans n’importe quel sens surtout lorsque vous travaillez sur un tissu standard comme la cotonnade. De plus, ils sont proposés à des prix abordables.

Les thermocollants tissés sont semblables à un tissu fin. Toujours appliqués sur votre tissu à l’aide d’un fer à repasser, ils sont plus souples et plus résistants, et surtout ils sont extensibles. L’entoilage thermocollant tissé permet de garder la légèreté et la fluidité du tissu qui lui est associé.

Il faut cependant respecter le droit-fil pour leur permettre d’adopter l’élasticité de votre tissu. Le thermocollant tissé est idéal pour les tissus du type jersey, viscose ou soie et s’applique sur le col ou le poignet des chemises.

A part ces deux principaux catégories, on peut également citer :

  • Les thermocollants imperméabilisants : comme son nom l’indique, il permet d’imperméabiliser votre tissu, idéal pour votre projet de sac, trousse de toilette ou set de table. 
  • Les thermocollants double face : permet de coller deux tissus l’un sur l’autre grâce à ces deux faces collantes.
  • Les thermocollants ouatines (ou molleton) : qui donne un effet matelassé à vos tissus.

L’entoilage non thermocollant :

Remplissant le même rôle que le thermocollant, l’entoilage non thermocollant est à coudre sur votre tissu et non pas à coller à chaud. Il convient de l’utiliser sur des tissus ou des matières spécifiques qui supportent mal la chaleur comme : le coton enduit, les voiles, la dentelle, le cuir ou certains velours.

Aussi, si votre ouvrage est destiné à passer au lavage à haute température, préférez l’entoilage non-thermocollant. C’est aussi le cas des vêtements blancs, les vêtements de bébé ou les linges de maison.

Dans tous les cas, référez-vous aux instructions du fabricant de l’entoilage.

Maintenant que vous connaissez les principaux types d’entoilage, nous nous intéresserons à présent sur les critères de choix de l’entoilage.

Comment choisir votre entoilage:

En règle général, choisissez un entoilage plus léger et plus fin que votre tissu. Assurez-vous que l’association de l’entoilage à votre tissu rend le tombé souhaité en les tenant ensemble l’un sur l’autre. Pour plus de précision, considérez les critères qui suivent :

Epaisseur et poids :

Pour les usages courants, choisissez l’entoilage standard au poids de 200g/m2. Pour les costumes ou manteaux, préférez ceux qui affichent un poids plus important comme 400 à 600g/m2.

Pour vos achats en magasins, n’hésitez pas à demander conseils auprès du vendeur ; ou si vous achetez en ligne, prenez le temps d’effectuer une recherche d’informations auprès du site web du fabricant. Voici quelques exemples de références pour les entoilages de la marque Viseline ou Vlieseline.

  • H180 : idéal pour les étoffes légères comme la soie, la viscose ou l’acétate.
  • H200 : idéal pour les étoffes légères mais offrant un peu plus de tenue que le H180
  • G405 : idéal pour les tissus comme la laine ou la soie sauvage, il offre un maintien durable pour une tenue parfaite.
  • H609 : à utiliser pour les tissus extensibles comme le jersey.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site du fabriquant ici.

La couleur de l’entoilage :

Comme l’entoilage sera assemblé à votre tissu, il est important de choisir un entoilage de la même couleur que le tissu, ou du moins choisissez une couleur qui n’est pas en contraste avec votre tissu. Il existe plusieurs couleurs d’entoilage mais les plus courants sont le blanc, le noir et le gris.  

La forme de l’entoilage :

L’entoilage s’achète généralement par mètre (ou par rouleau) avec une largeur fixe qui est de 90 cm à 100 cm selon le fabricant. Mais il existe également l’entoilage proposé sous forme de ruban ou bande étroite qui s’avère être très pratique pour travailler les ceintures par exemple.

Comment utiliser et appliquer l’entoilage:

Comme l’entoilage non thermocollant est assemblé au tissu par la couture, il est simplement recommandé de s’assurer que l’entoilage respecte le droit-fil de votre tissu, surtout si votre tissu est extensible.

Par contre, quelques précautions s’imposent pour l’utilisation d’un entoilage thermocollant. Nous vous invitons à suivre les étapes suivantes pour un entoilage réussi.

Tout d’abord, n’appliquez pas tout de suite l’entoilage thermocollant sur votre tissu, essayer plutôt sur une chute ou un échantillon de votre tissu!

Première étape: la préparation

Il est vrai que le thermocollant n’adhère au tissu qu’à partir d’une certaine température mais il faut aussi éviter d’abîmer le tissu. A défaut d’une indication du fabricant de l’entoilage, ajustez la température de votre fer à repasser à la température de repassage indiquée pour votre tissu, surtout s’il s’agit d’un tissu synthétique.

Puis, repassez soigneusement votre étoffe au préalable, car l’entoilage peut épouser la forme des plis présents sur le tissu et peut même les renforcer ces derniers. Il vous serait alors impossible d’enlever ces plis une fois le thermocollant fixé à votre tissu.

Une fois votre fer à repasser à la bonne température, repassez bien votre étoffe avant de passer à l’assemblage.

Deuxième étape: l’assemblage

Avant tout, placez un tissu en coton sur la table à repasser pour ne pas abîmer ce dernier dans le cas où de la colle dépasserait et viendrait s’y déposer au cours du repassage.

Ensuite, placez la face rugueuse du thermocollant (là où il y a la colle) contre l’envers de votre tissu et appliquez le fer à repasser en tamponnant et non en repassant. Placez le fer à repasser sur une surface pendant 6 à 12 secondes, puis déplacez, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la surface du tissu soit tamponnée. Si besoin, n’hésitez pas revenir sur une surface pour consolider l’assemblage.

Attention à ne pas appliquer la face collante de l’entoilage contre la semelle de votre fer à repasser! Vous savez ce que cela causerait à votre fer à repasser et imaginez le temps que vous prendra de nettoyer une semelle de fer à repasser encrassée avec de la colle.

Astuce : il est plus facile de découper des morceaux de tissu déjà entoilés, nous vous conseillons donc de thermocoller le tout avant de découper les morceaux de tissu selon les lignes de coupes prévues par votre patron de couture.

Troisième étape: laissez refroidir

Tant que le thermocollant n’est pas entièrement refroidi, il risque de décoller à tout moment. Une fois le repassage terminé, laisser la pièce assemblée refroidir pendant 20-30 minutes sur une surface bien plane.

En espérant que cet article vous a éclairé sur l’utilisation de l’entoilage, n’hésitez pas à poser vos questions ou à partager vos expériences en nous laissant des commentaires ci-dessous.

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Comment réaliser de belles finitions avec une piqueuse ?

Avec une surjeteuse, vous pouvez assembler deux tissus et effectuer les finitions requises en une seule opération. Toutefois, cette machine sert uniquement à travailler les bords des étoffes. Elle ne permet pas de réaliser les points de couture simples. Par contre, vous pouvez réaliser de belles finitions avec une machine à coudre (piqueuse). Voici comment faire.

Effectuer un surfilage

C’est une astuce simple et rapide. Pour ce faire, positionnez votre machine à coudre sur un point de zigzag avec une longueur de point plus petite. Placez ensuite l’aiguille à quelques millimètres du bord de tissus. Une fois la couture terminée, coupez l’excédent de tissus à ras bord du surfilage.

Le surfilage offre un rendu esthétique très proche du surjet. Vous pouvez même imiter le roulotté en resserrant les points. C’est une couture solide qui permet d’assembler les bords et d’éviter qu’ils s’effilochent.

Adopter la couture anglaise

Cette technique permet de dissimuler les bords coupés de tissus. L’objectif étant d’obtenir une couture sans effilochage et agréable à voir. Pour le réaliser, mettez les deux pièces d’étoffe à assembler, envers contre envers. Puis cousez-les à 5 mm du bord de la machine (à 1 cm si le tissu s’effile facilement). Vous devez ensuite couper les fils qui dépassent la marge.

Couchez la marge de couture sur un côté tout en repassant. Repliez l’une des parties des tissus vers le même côté de pliage de la marge. Les deux tissus sont maintenant endroit contre endroit. Épinglez-les, puis effectuez une deuxième couture à 1 cm du bord.

Avec la couture anglaise, le bord des tissus est masqué entièrement. Cela permet entre autres de réduire les irritations provoquées par les coutures. C’est pour cette raison qu’elle est très utilisée pour coudre les lingeries, les vêtements de bébé et les tissus transparents.

Opter pour la couture rabattue

Mettez vos deux tissus envers contre envers. Décalez-les de façon à ce que celui du dessus à une marge de 7 mm plus larges que celui du dessus. Épinglez-les, puis cousez en laissant une marge de 1,5 cm du bord du tissu de dessous.

Dépliez les pièces assemblées, endroits couchés sur la table. Rabattez ensuite le bord le plus large pour masquer la plus petite. Cousez ensuite en ligne droite sur la partie repliée, tout en veillant à ce que cette seconde couture soit parallèle à la première. La couture rabattue est fréquemment utilisée pour la confection de pantalon et de tissus d’ameublement.

Ce type de couture est souvent réservé à une machine spécialisée, de type industrielle, mais une bonne expérience avec votre machine à coudre vous permettra de réaliser des points de couture inattendus grâce à divers astuces. N’hésitez pas modifier les paramètres de votre machine à coudre pour obtenir de beaux résultats au niveau de la finition.

Avez-vous des astuces et des techniques de couture à partager avec notre communauté de passionnés de couture? N’hésitez pas à nous en faire part en commentant cet article.

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La surjeteuse est-elle une machine indispensable pour la couture ?

Utilisation d'une surjeteuse

La couture requiert un bon nombre d’instruments et de machines. La surjeteuse est une machine qui permet d’effectuer de belles finitions et des ourlets des plus compliqués. Explications.

La surjeteuse : à quoi sert-elle ?

En pratiquant la couture, vous aurez besoin de plusieurs matériels et instruments. Parmi ces matériels, la machine à coudre est la plus importante. Mais il y a aussi la surjeteuse. Si certains couturiers s’en passent, la surjeteuse est une machine qui est incontournable pour d’autres. Alors, pourquoi devriez-vous en procurer ?

Quels sont les rôles d’une surjeteuse ?

La surjeteuse a pour rôle de surjeter. Vous vous demandez sûrement pourquoi acheter une surjeteuse alors que plusieurs machines ont une fonction de surjet ? C’est vrai ! Mais la surjeteuse est bien plus pratique que la machine à coudre dans certaines tâches.

Une machine 3 en 1

La surjeteuse vous permet en un seul passage de couper, piquer, de surfiler votre tissu avec précision. Vous l’aurez remarqué : certaines matières de tissus sont plus difficiles à travailler que d’autres, notamment pour les tissus élastiques. Par exemple, pour le jersey, la maille, le molleton, avec une surjeteuse, vous aurez moins de difficulté. Ce sera donc un gain de temps garanti tout en obtenant une bonne qualité de travail.

Une finition impeccable

Pour un rendu de qualité, la surjeteuse est une machine de couture incontournable. Elle permet de faire de belles finitions sur votre travail. 

Pour vos tissus fins, les bords et les finitions sont parfois de vrais casse-tête. Mais avec la surjeteuse, vous vous en sortirez plus facilement. Vous pouvez en effet, effectuer des ourlets roulottés avec cette machine.

L’assemblage des matières extensibles

Non seulement, vous pouvez surjeter les tissus qui s’effilochent, vous pouvez aussi assembler les matières extensibles. Avec une machine à coudre, c’est une tâche assez pénible. Vous pouvez donc profiter de votre tissu sans avoir à vous soucier de cette difficulté.

De quoi est constituée une surjeteuse ?

La surjeteuse est une machine composée de plusieurs éléments :

Deux aiguilles

Une première aiguille vous permet d’effectuer une tâche (piquer par exemple). En utilisant les deux aiguilles, vous pouvez effectuer différentes tâches à la fois : l’assemblage et le surfilage. Pour cela, vous utiliserez entre 2 à 5 bobines simultanément selon vos besoins et le type de points de couture à réaliser.

Les aiguilles seront choisies en fonction de votre tissu.

Une pointe

  • Normale pour les tissus naturels ou synthétiques. Elle convient également aux robes, costumes, chemises, draps…
  • Arrondie est idéale pour le jersey ou le lycra
  • Très fine est à privilégier pour les tissus fins ou très fins comme la soie ou encore la microfibre.
  • Boule pour les rideaux ou les tricots
  • Fine chromée pour les tissus en jean, velours côtelés, combinaisons de travail, plastique ou encore toile cirée.
  • Fine pour le Patchwork.

Deux couteaux

Les couteaux servent à découper les bords de tissu pour permettre un surfilage net. Le couteau supérieur est mobile et le couteau inférieur immobile. Différentes épaisseurs de couteaux sont disponibles en fonction de l’utilité, pour:

  • les ourlets, le couteau 30mm est idéal
  • les coutures classiques, il y a les couteaux de 15mm
  • les travaux nécessitant une minutie comme les fermetures, la ceinture…, le couteau 7mm est à privilégier.

Deux boucleurs

Ce sont les boucleurs qui vous permettent d’effectuer des boucles de surjet. Cette fonctionnalité rendra votre finition plus solide tout en gardant un bon côté esthétique.

Actuellement, les nouvelles surjeteuses sont équipées d’un boucleur à enfilage automatique. Comme on utilise de nombreux fils et que l’enfilage est délicat, l’enfilage automatique est un critère important dans le choix d’une surjeteuse.

Un dispositif d’entrainement différentiel

Caractérisé par 2 griffes d’entrainement. Ces griffes permettent de tirer ou de froncer le tissu.

La porte-bobines

Pour installer les bobinages. L’importante différence avec la machine à coudre est l’utilisation de plusieurs bobines. La surjeteuse utilise en effet, une quantité importante de fils.

Le volant de la surjeteuse

Comme la machine à coudre, le volant permet de diriger l’utilisation des aiguilles en les relevant ou en les baissant.

Quels sont les différents points de couture réalisés par la surjeteuse ?

La surjeteuse permet d’effectuer plusieurs types de points de couture :

  • Le point surjet 4 fils : utilisant 4 bobines, ce point de couture est nécessaire pour coudre et surfiler les bords des tissus
  • Le point de surjet 2 ou 3 fils : pour les tissus fins, ce point de couture permet de surfiler uniquement les bords
  • L’ourlet roulotté : cet ourlet de finition donne un joli rendu pour les tissus fins. C’est un ourlet qui enroule le bord tout en l’enroulant d’un point bourbon. Son avantage est de réduire la perte de tissu.
  • Le flatlock : pour des coutures décoratives, ce point de couture peut être réalisé avec une surjeteuse. Par exemple, les volants de robe ou les emmanchures
  • L’ourlet professionnel : pour un rendu de grand couturier, c’est un ourlet à 3 fils repliés.

En somme, la surjeteuse est une machine très utile, notamment si vous voulez travailler avec de larges choix de tissus. Son utilisation peut sembler compliquée avec ses éléments qui sont nombreux. Mais si vous êtes déjà habitué à travailler avec votre machine à coudre, il vous faudra juste vous accoutumer.

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Les outils de base pour apprendre la couture

La couture vous attire, mais vous êtes un vrai novice en la matière ? Cet article est fait pour vous, car nous allons vous aiguiller sur les nécessaires pour débuter. Vous n’avez pas besoin d’acheter tous les produits d’une mercerie. Pour vos premiers coups de ciseaux, optez pour un début sans prise de tête en vous armant des outils les plus fonctionnels. 

Voici nos conseils pour étoffer votre kit de couture et choisir au mieux vos matériels de travail. 

La machine à coudre

La machine à coudre sera la pièce maîtresse de vos outils en tant que couturière et couturier. Vous allez vous rendre compte assez vite qu’il existe une grande multitude de machines à coudre sur le marché. Nous vous conseillons alors d’opter pour un modèle capable de coudre le plus de types de tissus possible voire les plus épais. Veillez également à choisir une machine à coudre multifonction et facile d’utilisation. Celle-ci doit proposer les points de couture basiques (point droit, ourlets, zigzag, boutonnière…). Équipez-la de quelques canettes afin d’avoir des couleurs diverses de bobine de fil.

Pour bien choisir votre machine à coudre, suivez nos conseils dans cet article.

Les outils pour mesurer

Mise à part la machine à coudre, vous aurez autant besoin de matériels de mesure.

Les merceries proposent plusieurs types d’outils de mesures aux fonctions distinctes. En premier lieu, vous avez le mètre ruban servant à prendre les mesures et à réaliser les courbes des patrons. Il y a aussi le couturomètre ou jauge de couture. Ce dernier sert à vérifier les marges de coutures et à marquer les mesures répétées tels que les distances entre les plis et les boutons. Vous avez aussi la règle japonaise. C’est une grande règle transparente servant  à tracer les lignes de coupe, à retoucher un patron ou à marquer un ourlet. Pour mesurer les petites pièces, vous avez la réglette. C’est une petite règle en fer d’environ 20 cm qui facilite les mesures à plat sur votre table de découpe. 

Les outils pour marquer

Au même titre que les outils de mesure, les outils de marquage sont eux aussi indispensables. Pour marquer vos repères sur les tissus, vous avez le choix entre les craies de tailleur, les feutres solubles et le crayon. Ces deux marqueurs sont disponibles en différents coloris et s’effacent facilement avec un peu d’eau.

Généralement, vous aurez besoin d’un marqueur sombre pour les tissus aux couleurs vives et d’un marqueur clair pour les tissus aux couleurs foncées. N’hésitez pas à tester la compatibilité du marqueur et du tissu avant de l’utiliser. 

Les outils de marquage servent également à noter nos repères sur les patrons de couture.

Les outils pour couper

Il est primordial d’investir dans de bons ciseaux de couture pour éviter les effilochages et les mauvaises découpes. Voici les différents types de ciseaux qui existent : ciseau de coupe, ciseau à broder, ciseau cranteur. Sachez qu’il est pratique d’avoir des ciseaux de différentes tailles, au moins deux : une paire pour couper un grand pan de tissu, et une plus petite pour les tâches qui nécessitent de la finesse. Il faut aussi posséder une paire de ciseaux pour couper du papier. À vous de trouver les paires qui vous sied, mais vous pouvez optez aussi pour un cutter rotatif dont la lame ronde coupe aisément. Le coupe-fil est un autre matériel de coupe qui, comme son nom l’indique, s’utilise pour couper les fils. Ce petit instrument est très pratique et n’endommage pas le tissu. 

Les autres outils 

En dehors des matériels énoncés précédemment, d’autres articles sont d’autant plus utiles pour les débutants. En première ligne nous retrouvons le papier calque et la roulette qui servent pour des travaux sur patron. Vient ensuite le découd-vite. Cet outil est le must-have car il permet de découdre en un rien de temps les coutures ratées tout en évitant de déchirer le tissu. 

À part cela, vous pouvez aussi garnir votre trousseau de couture avec des épingles (à nourrice, de dentelles, à tête de verre ou à tête de fleur).  Rangez-les dans une boite à épingles aimantée. Achetez quelques aiguilles traditionnelles, une pince à courbes (pour retirer les fils rebelles), un dé à coudre (pour épargner vos doigts). 

Le dernier outil et non le moindre est le fer à repasser. Le repassage marque la dernière étape de la couture. Elle permet de chasser les faux plis tout en fixant les points de couture.

Utilisez-vous d’autres outils? n’hésitez pas à partager avec nous vos expériences et vos astuces en couture en nous laissant un commentaire ci-dessous.